Acheter dans un autre canton semble souvent simple. En pratique, c'est l'une des erreurs les plus coûteuses que l'on observe, y compris chez des investisseurs expérimentés. Parce que les règles changent beaucoup plus qu'on ne l'imagine d'un canton à l'autre.
Piège n°1 : croire que la fiscalité est la même partout
L'imposition dépend toujours du lieu de situation du bien, pas de votre domicile. Impôt sur les revenus locatifs, impôt sur le gain immobilier, droits de succession : les règles varient fortement entre Neuchâtel, Vaud, Genève, Fribourg, Valais et Jura.
Piège n°2 : sous-estimer les lois cantonales sur le logement
LDTR, LPPPL, LVAL… Certaines lois peuvent bloquer une vente, imposer une mise en location ou rallonger une transaction de plusieurs mois. Ces contraintes s'appliquent notamment à Genève et dans certaines communes vaudoises.
Piège n°3 : oublier les frais d'acquisition
De 3% à plus de 5% selon le canton, avec des différences importantes entre achat classique, achat sur plan et part terrain/construction. Sur un bien de CHF 800'000, cela représente entre CHF 24'000 et CHF 40'000 de différence.
Piège n°4 : comparer des biens qui ne sont pas comparables
Le calcul des surfaces et du nombre de pièces n'est pas uniforme. Un "4 pièces" à Genève n'est pas un "4 pièces" à Neuchâtel. Comparer les prix au m² sans connaître ces règles fausse toute analyse de valeur.
La règle d'or — Avant d'acheter dans un autre canton : maîtrisez les règles locales, vérifiez que votre calcul intègre lois et fiscalité, et assurez-vous que le projet reste rentable après frais, délais et contraintes.